Pour une maison écologique

Soumis par Flavio le sam 05/03/2016 - 20:24

.l’architecte Jean Charles Fabre propose une vision nouvelle de votre habitation et offre une véritable réflexion sur l’éco-système à choisir et à bâtir en réalisant votre maison.

Approche sensible et énergétique d’un terrain

Faire le choix de construire une maison vivante, c’est avant toute chose se rendre perceptif aux qualités vitales du sol et de son environnement pour se les concilier et pouvoir s’en nourrir. Aussi le temps et l’importance de cette démarche préalable ne doivent-ils pas être minimisés. Je vous propose d’aborder le lieu, le terrain choisi, comme la « table des matières»  – au sens propre – d’un livre – votre future maison – dont vous ignorez encore le contenu.

Si la situation vous le permet, ne soyez jamais pressé de construire. Ménagez-vous du temps pour aborder le lieu à plusieurs moments de l’année. Observez les arbres, leurs teintes, leur formes, et les vues que ménage la chute des feuilles à la saison hivernale. Les trouées de verdure permettent une relation nouvelle à notre environnement. Elles pourront se traduire par la suite dans la maison par le choix d’une ouverture orientée. L’arbre en tant que condensateur des énergies vitales d’un lieu (le Tchi des Chinois) vous donnera toujours une idée de potentiel énergétique à disposition sur votre terrain. Je suggère l’approche suivante :

Faites le choix d’un arbre qui, par sa forme, sa taille, son harmonie ou sa particularité vous semble l’arbre maître du lieu. Vous vous mettez dos à lui, puis mentalement vous vous identifiez à lui. Observez alors en tournant progressivement, sans perdre le contact du dos ce que l’arbre « voit»  de son environnement. Vous aurez ainsi une idée des qualités particulières que « fixe»  l’arbre.

Observez les mousses sur les troncs des arbres. Elles vous donneront la direction principale des pluies sur le site. Quant aux arbres penchés ils vous indiqueront la direction des vents dominants. Il se peut qu’un arbre penché ponctuellement révèle la sous-jacente d’un courant tellurique (cours d’eau, feuille). La présence d’arbres ou de sites foudroyés à proximité sont à ce titre, révélateurs.

Regardez comment les animaux non domestiques se comportent sur le terrain : les traces de fourmilières importantes ou de défilés de fourmis sont l’indice de fortes influences électriques localement. Elles peuvent avoir une cause naturelIe – courant électrique tellurique – ou artificielle : lignes à haute tension. Chercher à circonscrire ces zones, non pas pour les écarter a priori mais pour situer leur importance. Placez-vous de façon à voir l’herbe au ras du sol. Vous verrez apparaître à certains endroits des zones plus lumineuses ou plus verdoyantes. Elles seront pour vous l’indice, soit de zones plus humides en surface, soit de passage d’eau souterraine.

Considérez que l’orientation solaire du terrain est un des facteurs qui vitalisera le plus votre future maison. La protection du terrain au Nord et au Nord-Ouest par un bosquet d’arbres, une remontée de terrain ou la présence de rocher faisant « écran» , contribueront également à « contenir»  l’énergie vitale du site.

Faites l’expérience suivante : considérez que votre terrain est une entité vivante à part entière. Observez les axes principaux de cet enclos. Voyez s’il existe des levers ou des couchers solaires qui coïncident exactement avec un axe de votre terrain. Notez la ou les dates qui correspondent. Ces dates sont les « jours anniversaires»  du lieu. A ces dates, le temps et l’espace s’épousent. Ces notions, apparemment simplistes, fondent en vérité l’opérativité du trait dans la conception des édifices sacrés traditionnels (cathédrales…). Appuyez-vous sur cette convergence de l’espace et du temps. Cela pourra se traduire dans votre maison, par le choix de direction en résonance avec celles du terrain. Faites également l’expérience des orientations sonores sur votre terrain et ce, à différentes heures de la Journée. A savoir. notez ce que votre terrain, en tant qu’oreille vivante – espace vibratoire – perçoit. des sonorités aIentours (cloches, – bruissements, bruits de moteurs, espaces de non-bruit…).

Un caractère important à relever sur un site est aussi la manière dont les gens construisent traditionnellement. (0rientation et pentes des toitures, matériaux locaux). Ces faits relevés complèteront la « carte énergétique»  ou table des matières que vous vous proposez d’établir. Parlez, rencontrez les gens des lieux environnants, vous aurez toujours à gagner quelques témoignages de vie. Car si les pierres sur votre sol, les arbres, les animaux témoignent de la vitalité du lieu combien plus encore peuvent témoigner les générations de familles qui s’y sont succédées.

Après vous être imbibé du lieu, avoir – senti la terre, l’avoir malaxée, vous en être pétri, entrez dans la légende du site, son histoire. Car sitôt que vous aurez choisi un terrain (ou sitôt qu’un terrain vous aura choisi), vous en êtes l’héritier. Notez tous les éléments de votre recherche comme l’on note au réveil les lambeaux de rêves dont on ne perçoit pas le sens dans sa globalité. Ne vous méprenez pas, vous construisez déjà votre maison. Soyez avant tout ludique. Venez lire sur votre terrain, y méditer, y dormir, y rêver. Laissez-vous féconder par cette terre, votre terre, tout comme cette Terre-Mère qui, pour les aborigènes d’Australie rend fécond par le rêve le futur géniteur. Ainsi l’enfant – votre maison – sera-t-il rêvé par vous, avant de naître dans un lieu choisi et rendu sacré. Et, que je sache, le sacré, « ça crée» .

Tellurisme et Archi-Texture du lieu

Jean-Charles Fabre, architecte géobiologique, nous parlait dans l’introduction de la manière de choisir un lieu pour bâtir une maison. Cette fois, il s’interroge sur l’orientation exacte de celle-ci sur le terrain. Le lieu où nous construisons est une image-miroir de notre terre intérieure. Entendons par là que ce lieu est virtuellement porteur de toutes nos potentialités ; la maison que nous y reconstruisons en est l’actua- lisation. Autrement dit, édifier sa maison conduit à suivre un processus de croissance personnelle. Mais c’est aussi un travail sur le couple et sur la famille qui s’engage. Une fois qu’il est entendu que nous sommes cette maison que nous construisons, nous pouvons nous exercer à rechercher sur notre lieu ses canaux d’énergie, son acupuncture terrestre. Réseaux Hartmann, Cury, Perey, cheminées cosmo-telluriques nous donneront de bonnes occasions de nous rendre disponibles à nous-mêmes.

En rappel.

La nature du réseau Hartmann est essentiellement électromagnétique. Il s’exprime sous la forme d’une vaste trame réticulée orientée Nord-Sud et Est-Ouest. A la surface de la terre et des mers, chaque quadrillage, lorsque le sous-sol n’est pas perturbé, (présence souterraine d’un cours d’eau, d’une faille, d’une cavité) apparaît tous les 2,50 m dans la composante Est-Ouest et tous les 2 m dans la composante Nord-Sud. L’épaisseur de ces « murs»  électromagnétiques – théoriquement – et orthogonaux est d’une vingtaine de centimètres.

Ce filet invisible présente 3 types de zones spécifiques : zones dites neutres dans l’espace central délimité par les champs de forces Nord-Sud et Est-Ouest ; zones de premières intensités correspondant aux lignes de forces proprement dites ; zones dites « radiantes» , au croisement des lignes de forces. Ces espaces très délimités (20 cm x 20 cm) sont encore appelés noeuds Hartmann (n.h) ou noeuds radiants. La composante verticale qui résulte de ces croisements est la plus active en particulier lorsque, conjointement au n.h, se combine la présence souterraine d’un cours d’eau ou d’une faille. Hartmann parle alors de point géopathogène. Quand un sous-sol est perturbé, on assiste à des transformations profondes du réseau Hartmann (r.h) : modification des directions Nord-Sud et Est-Ouest du réseau, diminution des zones « neutres» , contraction du réseau avec augmentation de surface des noeuds.

Nous verrons, lorsque nous étudierons l’intérieur de la maison, que le mauvais choix des matériaux peut entraîner des conséquences équivalentes à un « mauvais»  choix de lieu. Limitons-nous pour l’instant à évoquer les influences naturelles d’un terrain sur le r.h et leurs conséquences sur le vivant. On considèrera comme perturbateur pour l’organisme la présence d’un n.h à l’aplomb d’un cours d’eau souterrain ou d’une faille, et non la seule présence d’un n.h dans une chambre, par exemple. A la verticale de telles zones, les arbres développent des sortes de protubérances anarchiques le long du tronc (type cancer). Chacun de nous en aura sans doute fait l’observation lors d’une marche en forêt ou dans des jardins publics. Ainsi, à chaque détection, je retrouve la constante d’un sous-sol perturbé à l’aplomb de l’arbre malade. Les haies végétales aux abords de ces zones sont quant à elles moins fournies.

Dans le règne animal, d’autres observations sont liées au parcours qu’emprunte le r.h suivant les perturbations locales. Les insectes à mode de vie grégaire recherchent spontanément les zones de plus forte activité tellurique. Ainsi, lorsque vous aurez développé l’usage du « lobe antenne»  mis au point par Hartmann, vous constaterez que les fourmilières se développent essentiellement sur des n.h. Vous observerez aussi que les couloirs de fourmis dans la nature correspondent aux lignes des plus fortes activités du réseau. Guêpes et frelons affectionnent également ces zones « radiantes» . Une expérience qui m’a été suggérée et que j’ai menée avec un ami apiculteur portait sur plusieurs ruchers.

Elle consistait à matérialiser au sol à l’aide de bandes de papier, le tracé du r.h puis de positionner les ruches sur des noeuds radiants, chacune d’elles étant orientée vers l’Est ; la production en miel dans ces conditions a presque doublé de l’ordinaire. Précaution à prendre : déplacer les ru- ches de quelques centimètres en zone neutre du r.h. durant la période de non-production. A défaut, il y a risque d’épuisement de l’essaim. Au cours de l’approche que vous aurez des réseaux telluriques, vous constaterez que certains animaux domestiques affectionnent égaIement les zones radiantes alors que d’autres les évitent. Ainsi les chats recherchent volontiers ces zones du réseau H alors que les chiens s’en éloignent.

Les orientations dans l’habitation

Avant de s’orienter dans l’espace un homme debout est axé. Ainsi appréhende-t-il spécialement six repères : le bas, le haut et les quatre directions cardinales.

.Sa construction est a son image.

Chez les Dogons, au Mali, le lit comme la façade d’entrée est orienté tête au nord.

Sur sa maison, c’est déterminé le lieu de la coexistence des énergies issues de la terre avec lesquelles on compose (sur lesquelles la maison « se greffe» ) et des influences du ciel que l’on cherche à se concilier. Nous avons vu que sur tout terrain préexiste un certain nombre de forces qu’il convient de repérer, avant l’implantation de la maison. En termes électriques, les influences cosmiques sont des charges positives et celles qui émanent de la terre, des charges négatives. Ainsi, notre planète se comporte comme l’armature négative d’un immense condensateur dont l’autre partie, le cosmos, serait de charge positive. Sitôt que l’on s’est assuré par un repérage systématique des bonnes qualités du lieu et de son environnement, on procède au choix des orientations de la maison.Au coeur de la future construction, son « noeud de vie» , on plante un pieu vertical sur le terrain. Cet acte permet de marquer plusieurs étapes dans l’élaboration du projet :

1. Fixation des qualités sensibles du lieu par un geste symbolique. On plante en terre la première graine de notre projet, c’est une façon de prendre possession du lieu. Tout comme en acupuncture, le choix du moment dans l’année pour cet acte, voire le jour et l’heure, nous connecte avec les forces vives de la saison.Idéalement on respecte le cycle naturel de la descente de la sève dans les arbres. La période la plus propice est donc de la fin de l’automne, au début de l’hiver.

2. Détermination de la direction Sud-Nord au midi solaire par l’observation de l’ombre portée de ce gnomon sur le sol.

3. Le rapport de distance entre l’ombre postée et la hauteur du repère vertical pris comme unité, peut-être utilisé pour fixer une proportion que l’on utilise dans le tracée régulateur de la maison. Ce rapport s’avère intéressant pour définir la proportion à respecter entre la hauteur du bâtiment et sa profondeur.

4. L’observation des levants et couchants solaires sur l’horizon du site permet de noter au solles directions qu’empruntent les ombres du gnomon à ces périodes. On peut inscrire ainsi notre futur bâtiment dans des orientations solaires en fonction de dates que l’on jugera opportunes pour les habitants

Ces choix directionnels sont rendus manifestes ultérieurement soit par la porte d’entrée (axe d’un levant) soit par des orifices ou fenêtres, soit par la direction globale de la maison. Prenons un exemple dans la tradition des cathédrales. Notre Dame de Chartres est orientée de sorte que le soleil se lève précisément dans l’axe du bâtiment le jour du solstice d’été.

Par ailleurs le soleil se couche précisément sur le portail royal (occidental) le jour du solstice d’hiver, ce qui établit un rapport d’espace-temps entre les fêtes de Saint-Jean le Baptiste

.(24 Juin) et Saint Jean l’Evangéliste (27 Décembre) qui s’inscrit dans la construction.

La maison traditionnelle chinoise est orientée au sud.

Ici, tout semble s’orienter autour de l’autel des ancêtres (centre-nord).

Plus modestement, lors d’une réalisation architecturale j’ai privilégié dans le bâtiment les axes correspondant aux levers et couchers solaires de la date anniversaire de la création de l’entreprise qui me commandait les travaux.Dans le cas d’une maison déjà existante, il est toujours intéressant de relever les directions principales qu’emprunte le bâtiment sur le site.

On peut ainsi le relier à des jours précis dans l’année. Ces jours marquent en quelque sorte les dates « d’épousailles»  du soleil et la terre. A présent, voyons comment jouent les fonctions de la maison dans les directions de l’espace. Pour cela, référons-nous à l’ordre de l’alternance nuit-jour. Analogiquement, on associe à minuit, le Nord et l’hiver, aux premières heures du jour, l’Est et le Printemps, à midi solaire, le Sud et l’Eté, aux dernières heures du jour, l’Ouest et l’Automne.La course du soleil nous sert de référence pour positionner les fonctions des activités de la maison selon leur qualité.

De même que le soleil ouvre le jour par l’Est, de même aussi choisit-on globalement cette direction pour y associer énergétiquement cette position qui répond, pour les habitants, à la fonction des forces vives qui pénètreront la maison. La fonction d’élaboration de la nourriture à laquelle échoit la cuisine est située de préférence à l’Est ou à l’Ouest de la maison. A l’image de la lumière solaire qui, à son levant et à son couchant transmue progressivement, ces directions générales répondent à des processus de transformation auxquels sont soumis analogiquement les aliments.

Le séjour, en tant que lieu d’échange et de partage de la famille, de réception des hôtes, se positionne en partie Sud. Tout comme les forces solaires dé midi qui président à cette orientation, c’est ici que s’exprimera le plus harmonieusement le rayonnement de la famille.

On peut privilégier une ouverture au Sud-Ouest afin de bénéficier jusqu’aux dernières lueurs de la lumière naturelle au coeur de la maison. On choisit de faire coincider l’emplacement du foyer-cheminée avec le « noeud-de-vie»  de la maison, initialement marqué par le gnomon. Les fonctions de la maison se développent alors depuis cette origine selon un processus de croissance identique à celui des feuilles et des fleurs autour de la tige d’une plante.

La chambre présente une double fonctions : de repos et de régénération. Pour l’homme, la phase de repos dans le cycle est lié aux premières heures de la nuit jusqu’à minuit 1/2 H. du matin. La phase de régénération la prolonge jusqu’aux premières heures du jour.

La première phase est analogiquement reliée au Nord et à la saison hivernale, la seconde renvoie à l’Est et au renouveau printanier. Afin se mettre en accord avec le cycle naturel, la chambre présentera une fenêtre orientée vers l’Est de puiser au réveilles forces vives du levant. Si la pièce le permet le lit est orienté tête au Nord. Ainsi orienté dans le champs magnétique terrestre notre corps bénéficie d’une meilleure circulation plein Nord qui deviennent vite des « chambres froides» . La fonction « douche» d’une salle d’eau présentant un caractère vitalisant et de tonicité pour l’organisme, nous pouvons lui associer une position Est-Nord-Est dans le plan de la maison. La fonction»  bain»  quant à elle renvoie plus à des valeurs de détente, de relaxation, proche du repos nocturne.

C’est le moment où les tensions se déracent et où notre corps, tout comme la lumière solaire, s’apprête à rentrer dans une phase de repli. L’orientation Ouest (N.O-S.O.)se situe globalement dans cette résonnance. On choisit de placer dans la partie Nord du plan tous les volumes techniques, aires de stockage, garage. Ainsi positionnées ces fonctions jouent le rôle d’espaces tampons par rapport aux pieces d’habitation. On cherche à regrouper dans cette même partie les différentes canalisations des eaux ainsi que l’arrivée du circuit électrique.

Une fontaine d’intérieur dans une maison traduit l’âme sensible fonction complémentaire au foyer coeur de la maison. Elle joue, alors le rôle de poumon dans l’habitation (tel. l’atrium dans la villa romaine). Sa place n’est pas à sous estimer. Si l’on choisit de la placer vers l’entrée, c’est à dire vers l’Est, elle contribuera à créer une dynamique sensible et présidera à l’accueil des visiteurs.Si l’on opte pour la portée Ouest de la maison, elle sera perçue comme espace de méditation ou espace ludique quand, au coucher du soleil, l’eau jouera avec les derniers rayons de lumière. Faire le choix d’orientations précises permet d’inscrire un certain ordre céleste dans un ordre terrestre. Qu’ils soient symboliques ou énergétiques, esthétiques ou techniques les choix directionnel sous tendent la vitalité de la construction.

Mode constructif et matériaux de la maison

Rappel : lorsqu’on s’apprête à construire une maison, une attention particulière doit être portée à l’écosystème. La coexistence des pierres, d’espèces végétales et animales nous informe de l’équilibre naturel et sensibledu site ettémoigne de sa vitalité. La mémoire du lieu – son histoire, ses légendes à travers les étymologiesdes lieux-dits, les formes culturelles locales, son climat, son relief, ses cours d’eau sont autant d’expressions de l’» énergie»  qui circule sur le site (tchi des chinois). On cherchera à se concilier ses vertus dans la maison, par le choix d’orientations symboliques et/ou énergétiques, prenant en compte les données du paysage. Mode constructionet matériaux occupent à cet égard un rôle majeur. Toutefois. fairele choixde matériaux de construction parce qu’ils sont naturels ne suffit pas. Il convient de se poser quelques questions les concernant. Plusieurs critères rentrent en ligne de compte.

Critères de choix des matériaux

Les matériaux utilisés doivent permettre la respiration dela maison.Tout comme des vêtements, les matériaux régulent les échangés thermiques et hygrométriques avec l’extérieur. Un matériau trop isolant aux échanges gazeux développe à la longue une ambiance confinée : sensation comparable au port d’un vête- mentplastique qui accroît la transpiration. Ceci est le cas des bétons, des enduits et peintures plastifiés, des panneaux de façade P. V .C, isolants polystyrène et polyuréthane expansés… Dans une certaine mesure les briques de haute densité ou ayant subi un passage au feu de plus de 900°C. produisent une moindre respiration du bâtiment. Par contre les techniques mettant en oeuvre l’ossature bois, la paille (technique de remplissage d’une ossature bois, par exemple, Je tout enduit d’une coque chaux-sable), la pierre, la terre sous toutes ses formes (pisé, brique de terre crue, stabilisée à la chaux et/ou armée avec des fibres de seigle) répondent à ce critère. On peut aussi évoquer les techniques mettant en oeuvre par banchage (coffrage) sur ossature bois ou en dalle isolante sur terre battue, un composant à base de fibres végétales et de chaux, telles que le chanvre. Dans une orientation d’autoconstruction, la technique d’un « bois cordé»  permet la réalisation de murs porteurs à partir de bûches maçonnées (mélange chaux, ciment sciure, sable). Le plâtre répond à ce premier critère tout en jouant un rôle de volant hygrométrique. Pour un enduit de façade, un mélange à base de chaux aérienne, de sable et de plâtre répond aussi à cette première exigence.

Matériaux vivants

A ce critère répondent les matériaux les plus « yang» . Les matériaux ci-dessus énoncés rentrent dans ce registre : les bois massifs, paille, bois cordé, pierre. Les techniques utilisant des fibres végétales telles que le chanvre, seigle en mixité avec la chaux, créent en séchant une minéralisation du composant. De fait, le matériau acquiert une nouvelle structure apte à répondre à ce critère. Ce qui n’est pas le cas des panneaux de particules (agglomérées) rendus rigides par des résines synthétiques qui « gèlent»  la fibre. De plus les colles que renferment ces matériaux comportent des produits toxiques (voir critères de toxicité).

Parmi les matériaux les moins struccurés ou n’évoluant pas vers une nouvelle structure, citons les bétons, le verre, l’acier, l’aluminium,les isolants polystyrène, polyuréthanne ; mais aussi les produits ayant subi une structuration artificielle par le passage à haute température tels que les laines de verre, de roche… Si l’on se réfère à ce critère de structuration, le liège en vrac, la laine de cellulose (isolation) ne présentent pas les qualités requises. Par contre : fibres de coco, plaques de liège massif…

Matériaux à faible énergie de transformation

Rentrent dans cette catégorie Ies produits les moins dénaturés. Plus un matériau est transformé, plus il nécessite des techniques énergivores. Tel est le cas de l’aluminium très grand consommateur d’énergie, mais aussi le béton, l’acier et les produits issus de la pétrochimie. Dans ce registre, il est à prendre en compte le lieu de production tout autant que le coût environnemental du matériau, d’un point de vue humain – conséquences ethno-sociologiques – et d’un point de vue écologique. Le matériau à faible énergie de transformation est généralement celui qui est le plus respectueux de la nature, autant pendant sa phase de production que dans sa phase de recyclage.

Matériaux non dioactifs

On trouve parmi les matériaux de construccion naturels ou transformés, des produits plus ou moins radioactifs. Citons le granit, le schiste et les graviers riches en silice. Le béton présente un degré de radio-activité supérieur à celuide la terre, lié au fait qu’il est soumis dans sa phase de production à de hautes températures. La conséquence en est le dégazage de radon. D’ou l’importance de prevoir une bonne ventilation du « hérisson»  en sous-face d’une dalle en terre-plein. Si nous habitons sur un terrain schisteux ou gramtique, la radloactivité naturelle sera plus importante que sur un terrain calcaire Ile st toutefois déconseillé d’utiliser une pierre d’une autre provenance : les propriétés physico-chimiques différentes de deux matériaux risquentde créer un phénomènede micro-pile électrique dans le bâtiment. D’une façon générale on utilisera des matériaux issus du lieu, mais à faible énergie. Ce choix en particulier du bois,temporisera les éffets radioactifs du site.

Adéquation de la technique du site

Le critère est ici celui de l’aéquation de la technique utilisée, eu égard aux conditions climatiques locales. Nombre de cités d’urgence édifiées dan le tiers-moude, en tôle ondulée et en parpaing de beton « importé»  se sont révélées catastrophiques au regard du moded e vie de leurs habitants.

Perméabilité aux rayonnements cosmiques et telluriques

Un matériau bio-compatible est celui qui permetl e maximum de pénétration aux radiations biologiquement fastes pour l’organisme. Celles-ci se situent dans la gamme de fréquence des 3000 mégahertz. Ainsi, on perd 75% de ce rayonnement bénéfique sous une toiture de bois recouverte d’amiante-ciment. Elle se réduit à 17% sous une couverture en tuiles, et 5 à 10% sous une toiture en bardeaux de bois. La perte est sensiblement du même ordre avec une couverture en cuivre (perte d’environ 85% avec des feuilles d’aluminium !!). Une toiture terrasse en béton-bitume ne bloque pas moins de 90% des rayons bénéfiques, avec un filtrage de 50% rien que pour la dalle en béton. Alors qu’une dalle en torchis en retient moins de 10%.

Le verre est également peu perméable à la bande de fréquence biologiquement favorable.

La fée électricité

L’électricité et ses conséquences électromagnétiques sont, sans conteste, parmi les sources de pollution les plus fréquentes de notre environnement quotidien.De multiples interactions jouent entre ces champs artificiels et les échanges bioélectriques et biochimiques de l’ensemble des cellules de notre corps (le champs électrodynamique où « champs de vie » tel que défini par le pr Burr vers 1948). Ce type d’influences, d’autant plus pernicieuses qu’elles sont invisibles et indolores, modifient à long terme l’équilibre psychologique de certaines personnes. On note de plus en plus de cas de personnes qui développent des allergies et des hypersensibilités aux influences électromagnétiques : sensations de picotements, rougeurs cutanées, hyperacuité auditive aux grésillements des appareils électriques, etc…

Mais aussi troubles circulatoires, insomnies, nausées.

L’installation électrique dans notre cadre domestique requiert une attention particulière. Afin de limiter les influences des champs électriques et magnétiques, quelques précautions de base sont à prévoir.

  •  L’ensemble du circuit électrique, tout en respectant les normes et sections requises pour chaque usage, est réalisé en câble gainé ou blindé par un feuillard métallique ou bien placé sous tube d’acier. Ces blindages sont ensuite reliés au potentiel de mise à la terre. Par là, on centralise 100% le champ électrique et, suivant la section et le nombres de fils, on limite de 60% à 80% le champ magnétique le long des parcours électriques.
  •  Les passages des fourreaux électriques se font toujours en périphérie de chaque pièce (évitez les diagonnes ou les réseaux « en pieuvre » dans la dalle à travers une pièce).
  •  Si la construction le permet, et sans pour autant créer un risque de puissance au niveau de l’étage, on préfère les répartitions électriques des piècesà partir du plafond. (et non à partir du sol).
  •  Dans le cas où le compteur est indépendant de la maison, l’arrivée électrique doit être enterrée jusqu’au tableau.
  •  Ce même tableau électrique est situé le plus loin possible d’une « zone sensible » (chambre, séjour…) et plutôt dans le local technique (garage) en portée nord de la maison.
  •  L’installation électrique suit de préférence les zones moins sensibles de la maison (vestibule, couloir) et se développe « en épi » pour l’alimentation de chaque pièce.
  •  Toutes les masses métalliques sont reliées à la terre (cadres de fenêtre, poutrelles, chéneaux…), à commencer par les armatures et treillis soudés utilisés pour les fondations et dallage (le cas échéant).
  •  En tant qu’exutoire, la prise de terre fait l’objet d’une attention particulière et d’une vérification fréquente. Elle est positionnée, s’il y a lieu, dans le jardin, à une distance raisonnable de la maison (2-3 m ou plus) et au nord de celle-ci. Sa résistance doit être de 50 K w au moins.

Ne jamais la laisser traîner par négligence à fond de fouille dans les fondations.

  •  Toute l’installation et les différentes liaisons se font avec fil de terre, lequel, entre autre, permet les raccordements domestiques, tels que prise d’antenne T.V. (qui capte des charges électriques dans l’atmosphère et les redifuse dans la maison), les masses métalliques d’objets divers qui rayonnent le courant du 50 Htz (pied de lampe, ossature d’abat-jour.)
  •  Il peut s’avérer intéressant, même avec une câblerie blindée, d’étendre la protection en matière de champs électromagnétiques. Le disjoncteur différentiel général de commande et de protection permet de déconnecter réseau public et réseau domestique. Les appareils nécessitant une alimentation permanente (frigo…) seront branchés en dehors des circuits sensibles à protéger. Le disjoncteur différentiel permet d’éviter les champs induits dans l’installation durant la non utilisation des appareils. Il contribue à insérer « l’ambiance » électrique de la maison.
  •  Les commandes électriques dans chaque pièce (interrupteur, commutateur, télérupteur) se font par l’interruption unipolaire du conducteur de phase.
  •  On veille toujours, dans les chambres – zones de protection maximale – à limiter l’équipement électrique. (Radio-réveil, chaîne HI-FI…) à proximité du lit. En effet, durant la phase de sommeil, l’organisme, lâchant une grande part de ses défenses, devient d’autant plus sensible aux influences immédiates de son environnement. Le lit orienté dans l’axe du champ magnétique, tête au nord, sera écarté, si le cas le permet, du mur d’appui d’environ 20 à 25 cm. Une telle disposition permet au corps de baigner dans un champs électromagnétique homogène. En effet, « l’effet falaise » (cf. travaux du pr Rocard) lié à la différence de masse gravimétrique provoque une perturbation du champ naturel de part et d’autre d’un mur sur plusieurs centimètres. D’où nécessité d’une marge de recul.
  •  Dans le cadre d’une installation existante, et sans avoir à refaire celle-ci, il est possible d’avoir recours à un interrupteur automatique de champ (appelé aussi « relais de déconnexion » ou « biorupteur bipolaire » ) pour assaillir plusieurs chambres. Cet appareil de commande vise à déconnecter la partie du circuit électrique concerné durant la phase de non utilisation, tout en maintenant un circuit faible (6 V) suffisant pour l’éclairage nécessaire à une remise en usage du circuit à partir de la ou des pièces concernées. Ce dispositif nécessite, là aussi, de désolidariser circuit d’éclairage et appareils faisant l’objet d’une mise en tension permanente.

En conclusion

D’une façon générale, tous les matériaux synthétiques (voilages synthétiques, moquettes, revêtements plastiques pour sol, murs, peintures) se chargent électriquement par simple frottement de l’air ou des pieds. Cette composante électrostatique augmente encore le confinage électrique d’origine technique trop mal identifié de nos maisons. L’ensemble de ces influences nous affectent à notre insu. N’oublions pas de mentionner que la nature des matières artificielles des vêtements que nous portons (chaussures isolantes, collants et sous-vêtements, vêtements acryliques) contribue elle aussi à cette surcharge électrique quotidienne. L’objet ici n’est pas d’éliminer la fée électricité de nos logis, mais de faire qu’avec le temps elle ne prenne pas ses habitudes à notre insu et ne devienne une marâtre tyrannique.